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Les chutes chez les seniors

Les chutes chez les personnes âgées sont plus fréquentes : En plus d’entrainer un risque de fracture et d’hospitalisation, ces chutes laissent un impact psychologique plus important chez ces personnes qui peuvent perdre confiance et se replier sur elles-mêmes. Pourquoi sont-elles graves ? Il devient souvent difficile, pour plusieurs raisons, de maintenir au domicile une personne âgée qui a déjà connu une ou des chutes : d’abord parce qu’une personne âgée qui ne pourra pas se relever seule ou donner l’alerte risque d’être immobilisée au sol sur une durée prolongée et d’avoir des complications, comme des escarres. Mais aussi parce que ces chutes peuvent entrainer un traumatisme et la peur de vivre à nouveau cet incident. Dans ce cas, la personne concernée n’osent plus se lever et il y a risque de perte d’autonomie pouvant aller jusqu’à un alitement. C’est pourquoi, chez une personne âgée, la chute est l’une des premières causes d’entrée en institution. Comment les éviter ? Pour éviter les chutes, il convient d’abord d’identifier les facteurs de risques. Par exemple des troubles de l’équilibre ou de la marche (liés à une pathologie ou un antécédent d’accident vasculaire cérébral), des troubles de la vue, une sensation de vertige lors de changement de position ou encore une faiblesse musculaire. De même, des problèmes au niveau des pieds et un mauvais chaussage peuvent également être à l’origine des chutes. Enfin, certains médicaments, comme des somnifères, sont susceptibles de favoriser les chutes : faire le point avec un médecin généraliste sur les traitements en cours peut permettre de limiter les risques. Adapter l’environnement dans lequel vit la personne âgée est l’une des premières solutions pour éviter de nouvelles chutes. Le médecin traitant ou un ergothérapeute pourra vous conseiller dans l’aménagement du lieu d’habitation et évaluer le besoin d’une aide à domicile (aide-ménagère, aide-soignant,…). Mais vous pouvez commencer par appliquer des conseils simples comme adapter l’éclairage et faciliter la circulation en libérant par exemple les espaces trop encombrés, en supprimant les tapis et en mettant en place des zones ou des solutions d’appui (barres d’aide). Pensez également à mettre à disposition du senior des moyens d’alerte en cas de chute.   Réagir dès la première chute Dès la première chute, la consultation du médecin traitant est nécessaire pour évaluer ses conséquences d’un point de vue clinique, mais également concernant l’autonomie du senior. Cette évaluation passe par un interrogatoire pour déterminer le contexte et les causes et par un bilan médical complet pouvant inclure un examen visuel, cardiovasculaire et neurologique   Pour préparer cette consultation, prenez note des traitements en cours, des troubles rencontrés récemment (troubles visuels, troubles de l’équilibre,…) et des éléments environnementaux susceptibles d’entrainer la chute (lieu et circonstances). Pour éviter les rechutes, en plus de proposer des conseils d’adaptation de l’environnement, le médecin traitant peut prescrire des séances de kinésithérapie favorisant le renforcement musculaire et l’équilibre postural.

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Services à la personne : 5 questions pour bien choisir son organisme

Devant la multiplicité d'organismes proposant des services à la personne, le choix n'est pas chose facile. Pour vous y aider, voici 5 questions à poser. Vous et votre proche avez pris la décision de recourir à un organisme de services à la personne. Afin d'éviter les mauvaises surprises et d'être sûr de faire le bon choix, posez-vous les bonnes questions. Les personnes employées ont-elles suivi une formation ? Demandez à votre interlocuteur si les intervenants sont qualifiés et formés. Ne vous contentez pas de réponse évasive. Dans ces métiers en relation avec les personnes fragiles, mieux vaut s'assurer que les personnes sont recrutées sur diplôme (auxiliaire de vie sociale ou assistante de vie par exemple) et/ou sur expérience professionnelle ou bien qu'elles ont reçu une formation de la part de l'organisme. Posez des questions concrètes sur ce que vous attendez de l'intervenant. Par exemple : sait-il assurer un transfert du lit au fauteuil ? Demandez des références de personnes utilisant les services de l'entreprise pour leur parent âgé. Vous pourrez les appeler pour vérifier le niveau de satisfaction et les informations données. Combien ça coûte ? Outre le coût du service à domicile proprement dit, divers frais peuvent alourdir la note : frais de dossier et de gestion, cotisation annuelle, frais de transport… Demandez un devis détaillant précisément les prestations offertes et les frais annexes. Faites bien attention à vérifier que les prix horaires annoncés ne comprennent pas déjà la réduction fiscale de 50 % à laquelle certaines personnes ont droit. Peut-on avoir toujours affaire au même intervenant ? Oui, pour une bonne relation de confiance, vous pouvez demander à ce que ce soit toujours la même personne qui vienne chez votre parent. Les sociétés feront leur possible pour répondre à votre demande. Mais en cas de congés ou de maladie de la personne au service de votre parent, il faut accepter un remplaçant. À cet égard, il est important de bien faire préciser à l'organisme par lequel vous passez s'il s'engage à vous assurer la continuité du service. Comment est assuré le suivi des personnes à domicile ? Une évaluation doit être réalisée au moins une fois par an pour vérifier la satisfaction des clients et adapter le service aux besoins. De nombreux organismes vont plus loin et appellent après la première intervention au domicile. Vérifiez si c’est le cas. Votre parent doit en outre avoir le nom d’un interlocuteur unique au sein de la structure afin de faire remonter toute insatisfaction ou évolution dans ses besoins.  L’organisme est-il « labellisé » ? Demandez à la structure contactée si elle est certifiée Afnor ou Qualicert. Cette démarche volontaire témoigne d'un désir d'aller plus loin dans la qualité de services proposée aux clients. Elle s'ajoute à l'« agrément qualité », obligatoire pour les organismes proposant des services aux personnes de plus de 60 ans. Ce dernier assure le respect d'un cahier des charges et le contrôle régulier par les conseils généraux. Outre les conseils listés ci-dessus, n'hésitez pas, lors de votre recherche, à vous renseigner autour de vous : le bouche-à-oreille est souvent bon conseiller !

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Convaincre votre parent d'aménager sa maison

Votre parent s'oppose aux aménagements devenus nécessaires ? A vous de trouver les bons arguments et de faire preuve d'astuce pour le convaincre. Lorsqu'ils vieillissent, nos parents n'ont pas conscience que leur environnement peut être devenu dangereux. Rien d'étonnant à cela… Après tout, n'ont-ils pas vécu des années sans problèmes dans cette maison ? Voici quelques conseils pour les convaincre d'agir avant qu'un accident ne se produise. Avant tout, comprenez ce qui motive son refus Il y a toujours une raison sous-jacente à l'opposition de votre proche. C'est à vous de l'aider à mettre des mots dessus pour agir au mieux : Il vit la vieillesse comme une fatalité et trouve inutile de faire des efforts pour être mieux. Ou bien la perspective de l'aménagement de sa maison met en évidence une perte d'autonomie qu'il accepte mal. Dans ces deux cas, cela peut être le signe d'une dépression. Parlez-en à son médecin. Il voit d'un mauvais œil qu'un étranger pénètre dans son territoire et décide de tout y chambouler. Vous pourrez, en dialoguant, l'aider à avoir confiance en ceux qui interviennent dans l'aménagement, comme l'ergothérapeute ou les ouvriers. Faites de l'aménagement son idée à lui Personne ne peut forcer une personne âgée à réaménager son intérieur si elle n'en a pas envie. Mais vous pouvez guider votre parent vers la bonne décision. Évitez qu'il ait la sensation de perdre la maîtrise des choses. Demandez-lui toujours son avis, et faites de vos propositions ses envies en lui posant les bonnes questions : « Tu ne trouves pas que le sol est glissant, que la pièce est trop sombre ? ». Si possible, proposez-lui de faire des essais : il sera moins réticent s'il sait qu'on peut revenir en arrière. Déplacez un meuble à un endroit plus approprié, rajoutez des lampes… Pointez avec lui les avantages qu'il en tire. Expliquez-lui tous les bienfaits qu'aura chaque aménagement dans sa vie de tous les jours.  Demandez l’appui de personnes extérieures Il peut être difficile pour votre proche d'entendre les arguments de ses enfants ou de son conjoint : il les juge exagérés et peu objectifs. Dans ce cas, faites intervenir des personnes extérieures au cadre familial, en qui votre proche a confiance et qui ont du recul vis à vis de la situation. Il peut s'agir de la femme de ménage, de l'aide à domicile, de son médecin… Vous pouvez même organiser une réunion avec eux, au cours de laquelle votre proche pourra exprimer ses craintes, ses interrogations, et auxquelles les intervenants pourront répondre. Ce type d'initiative réussira souvent à emporter l'adhésion de votre proche. Quoi qu'il arrive, n'aménagez jamais son logement à son insu. Car les changements que vous pensez bénéfiques pourront le perturber et être la cause de nouveaux dangers.  Même avec l'accord de votre proche, n'engagez pas de travaux d'aménagement sans vous faire conseiller par :  L'association nationale française des ergothérapeutes Les Centres locaux d'information et de coordination (CLIC) La Fédération des PACT, réseau associatif pour l'habitat          

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De quelle aide a besoin mon parent ?

De quelle aide a-t-il besoin ? Comme nous, notre parent est très attaché à son indépendance. Pour qu'il la conserve le plus longtemps possible, il est parfois incontournable d'accepter des aides extérieures. Il n'est pas toujours facile à notre proche de demander une aide. Il est alors précieux que l'entourage soit attentif aux petits signes qui révèlent le besoin. Car une aide apportera un maximum de bénéfices si elle est mise en place un peu avant qu'il ne soit plus possible de s'en passer. Les personnes qui l'acceptent à temps conservent plus longtemps leur cadre et leur qualité de vie. Des aides familiales ou professionnelles ponctuelles ? Quand notre proche s'essouffle, devient maladroit, s'il ne change plus ses ampoules, ne range plus ses valises… C'est sans doute le signe de problèmes physiques (douleurs, raideurs, suites d'opération…) qui entraînent une difficulté à porter des charges lourdes, à effectuer certains gestes demandant de la souplesse, de l'agilité. Il a besoin d'une aide familiale ou professionnelle : enfants, petits-enfants, femme de ménage, aides à domicile, magasins effectuant les livraisons, services de petits bricolages à domicile. Cette aide occasionnelle va permettre d'éviter des complications et des prises de risques inutiles, monter sur un escabeau par exemple, d'éviter un découragement de la personne face à ce qu'elle ne peut plus faire, comme enlever les mauvaises herbes du jardin de ralentir l'évolution des difficultés, d'éviter la dégradation de son cadre de vie : fenêtres sales, robinet qui fuit, par exemple. Elle évitera surtout à notre parent de voir diminuer son estime de lui-même. Quand notre « chez nous » se dégrade c'est un peu nous qui nous dégradons. Des aides familiales ou professionnelles régulières ? Plus tard ces mêmes difficultés motrices, devenues plus importantes, amèneront à devoir demander de l'aide régulière. Cette aide pourra intervenir plusieurs fois par semaine ou tous les jours (se renseigner auprès de la municipalité ou du CLIC. Elle pourra par exemple consister en : Une aide pour prendre sans risques et sans fatigue excessive le bain, la douche, effectuer la toilette et l'habillage.  Un aménagement spécifique de la salle de bains pourra être nécessaire            Une aide pour préparer les repas, faire les petites courses journalières (ou un service de portage des repas). Une aide familiale ou professionnelle nuit et jour ? Si notre proche est anxieux la nuit, qu'il sort et se perd, qu'il a des malaises, s'il lui est difficile d'être sûr d'avoir pris ses traitements et de savoir quel jour nous sommes, la présence d'une aide permanente à domicile devient nécessaire. C'est aussi le moment où il sera bon de proposer des séjours temporaires dans une maison de retraite soigneusement choisie. Ces séjours permettront à notre parent de se familiariser avec la vie en maison de retraite, si jamais elle devient nécessaire. Car les difficultés liées à son état de santé ou à son comportement peuvent un jour devenir telles que toutes les aides au domicile ne suffiront plus. Nous aurons tout fait pour que ce soit le plus tard possible…Commencer à y penser tôt permet aussi d'avoir le temps de prospecter pour trouver un établissement qui convienne tant à vous qu'à votre proche.          

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Témoignage : mon parent va sortir de l'hopital et je me sens démuni

Il va sortir de l'hôpital : j'ai peur, je me sens démuni Votre proche va sortir de l'hôpital et cela vous réjouit autant que ça vous inquiète. Comment faire face à cette nouvelle vie ? Comment gérer ses séquelles et ne pas le mettre en danger ? N'ayez pas peur de partager vos craintes, elles sont normales et il y a des solutions. J'ai peur de le mettre en danger Loin du milieu sécurisant de l'hôpital, vous risquez de vous sentir démuni face aux séquelles de votre proche : que pourra-t-il faire sans risque ? Saurai-je déceler un problème dans son comportement ? Préparez-vous à son retour en : faisant part de vos angoisses à l'équipe soignante de votre proche. Demandez des rendez-vous si nécessaire avec son neurologue, son kinésithérapeute, son orthophoniste... assistant à ses séances de rééducation : en connaissant ses capacités, vous appréhendez au mieux son retour et saurez à quoi être vigilant. aménageant la maison : il y sera en sécurité dès son retour. J'ai peur qu'il ne puisse rien faire et qu'il déprime Votre proche risque en effet la dépression après son AVC, surtout quand les séquelles sont physiquement (hémiplégie) ou socialement (aphasie). Elle peut être plus ou moins prononcée et se déclarer sous différentes formes : incapacité ou difficultés à parler, à lire, à écrire et/ou à comprendre l'autre. C'est une notion difficile à cerner car souvent, le malade sait quel mot employer mais ne parvient pas à le verbaliser, ou bien comprend les mots, mais ne peut visualiser ce qu'ils représentent...) handicapantes.  J'ai peur que nos relations ne soient plus les mêmes Ne concentrez pas votre relation autour de ses séquelles - sans toutefois les négliger - afin qu'elle ne devienne pas une relation exclusivement « patient-soignant ». Par exemple : parlez-lui, s'il est aphasique, sur le même ton et des mêmes sujets qu'autrefois, ne le laissez pas à l'écart des conversations. N'abandonnez pas vos activités communes ou remplacez-les par de nouvelles, adaptées à ses séquelles : de nombreux sports sont proposés aux personnes handicapées (équitation, natation, athlétisme...), des jeux de société, activités musicales... Préserver votre relation passe aussi par votre acceptation du handicap, en faisant le « deuil » de votre proche tel qu'il était avant. Cela sera naturel pour certains, très compliqué pour d'autres : tout dépend des liens que vous entretenez, de votre force psychologique et de votre vécu. Le travail de « deuil » peut prendre des années et aboutit : à ne plus vivre uniquement dans le regret de votre vie passée : « je ne le retrouverai jamais tel qu'il était avant son AVC, j'en souffre beaucoup et ça prend toute la place ». à vous réinvestir dans une nouvelle vie, avec de nouveaux paramètres : « la vie après son AVC est certes différente, mais elle nous donne de nouvelles possibilités et j'en suis heureux ». Si vous n'acceptez pas les séquelles de votre proche, qu'elles vous font souffrir au point d'empêcher une relation sereine avec lui (colère, conflits, incompréhension...), n'hésitez pas à vous faire aider. Parlez-en par exemple à un psychologue qui, en fonction de votre histoire, vous aidera à emprunter le chemin du « deuil » et de la résilience. J'ai peur d'être surchargé de travail Cette crainte est légitime : le travail d'aidant n'est pas de tout repos. Renseignez-vous dès à présent sur les solutions pour ne pas être submergé : pensez que votre proche sera, à sa mesure, capable de vous aider. organisez-vous avec votre entourage pour les courses, le ménage, les visites de votre proche chez ses médecins...les accueils de jour pour personnes handicapées vous permettent d'avoir une ou plusieurs journées de libres dans la semaine.  Auprès du CLIC le plus proche de chez vous si votre proche a plus de 60 ans, ou de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH Maison Départementale des Personnes Handicapées) s'il est plus jeune. Si vous travaillez, vous pouvez bénéficier du congé de soutien familial : il dure trois mois et peut-être renouvelé sous certaines conditions. Enfin, pensez aux associations pour les patients ayant eu un AVC et leur entourage. Vous pourrez y partager vos craintes, vos solutions, vos astuces...           Associations qui peuvent vous aider, vous et votre proche, à gérer vos angoisses et à vous conseiller sur le retour à domicile : www.franceavc.comwww.aphasie.fr www.moteurline.apf.asso.fr (site l'Association des Paralysés de France) Pour envisager ensemble de nouvelles activités sportives : www.handisport.org Pour les solutions de répit : clic-info.personnes-agees.gouv.fr ou www.mdph.fr

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Premiers signes de dépendance

Peut-il encore vivre seul ? Votre proche vit seul et se débrouille tant bien que mal. Mais vous avez l'impression qu'il devient moins autonome. Apprenez à repérer s'il a désormais besoin d'une aide. Le besoin d'aide va surgir parfois brutalement chez notre proche, notre parent, à la suite d'une maladie, d'une fracture, d'un accident vasculaire cérébral, au retour d'une hospitalisation. Mais il peut aussi se faire sentir à la suite d'un processus plus discret et progressif de perte d'autonomie.  En voici quelques indices :  L'affaiblissement des sens Notre mère nous dit aussi n'avoir pas renouvelé son abonnement à la bibliothèque, la lecture lui manque affirme-t-elle, mais ses lunettes ne sont plus assez fortes et son ophtalmologiste habite trop loin. Ou encore elle nous demande de répéter ce que nous venons de lui dire, elle se plaint de ce que l'animatrice à la télé marmonne et doit augmenter le volume. Une audition qui s'affaiblit, une vue qui baisse, mal ou pas corrigées, vont l'isoler et elle risque de se replier sur elle-même. Les difficultés physiques Un jour, notre père nous confie ne plus aller au club de pétanque où il retrouvait ses amis. C'est trop loin, monter dans le bus est devenu difficile, conduire est impossible. Quand nous lui demandons la cause de ce bleu sur sa jambe, il nous dit être tombé à cause du tapis. Il se plaint de devoir descendre faire des courses très souvent car il ne peut plus porter que peu de choses à la fois et tirer un caddy lui fait très mal à l'épaule. Ses difficultés à se déplacer ou à faire certains gestes peuvent l'amener à prendre des risques inutiles, voire à aggraver ses problèmes articulaires. De plus, se trouver mis en échec dans ses activités quotidiennes peut l'attrister, le déprimer. Les troubles de mémoire Elle est très gênée car elle avait oublié que nous avions rendez vous pour déjeuner et elle n'a rien préparé. Peut-être parfois oublie-t-elle aussi un rendez vous chez le médecin, le podologue ? Cela risque d'avoir des conséquences néfastes sur sa santé. En parlant cuisine, nous nous rendons compte qu'elle se contente de repas monotones et qui manquent de légumes et de viandes. Peu à peu son régime risque de s'appauvrir, avec de possibles carences et une altération de son état général.  Le découragement Notre proche nous dit qu'il s'ennuie. Il ne peut plus faire tout ce qu'il faisait avant et pense qu'il ne vaut plus rien, qu'il est inutile. Il exprime qu'il se sent très seul et que sa défunte épouse lui manque beaucoup. Nous nous apercevons par hasard que son médecin lui a prescrit des anxiolytiques. Serait-il en train de sombrer dans la dépression ? Tous ces éléments indiquent que votre parent, qui jusque là se débrouillait seul, peut désormais avoir besoin d'une aide dans certains actes de la vie courante. Pour évaluer précisément ses difficultés, commencez par en parler à son médecin traitant, en lui demandant une consultation auprès d'un gérontologue. Un bilan gérontologique permettra de faire la part entre problèmes moteurs, sensoriels, déclin des capacités cérébrales ou dépression. Ce bilan complet vous aidera à définir les aides nécessaires.

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Mode d'emploi de la demande APA

L'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) est une aide financière destinée à compenser la perte d'autonomie de votre proche. Connaître ses conditions d'attribution ainsi que les pièces à joindre au dossier vous fera gagner un temps précieux. Si son état de santé le justifie, votre proche peut prétendre à l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA). Celle-ci, d'un montant variable, s'accorde sous certaines conditions. Les conditions à remplir Vous pouvez faire une demande de dossier -auprès du Conseil général du lieu de résidence de votre proche ou auprès de la Sécurité sociale, de certaines mutuelles ou services d'aide à domicile- si votre proche remplit toutes les conditions suivantes :il est âgé de 60 ans ou plus, il est en manque ou en perte d'autonomie en raison de son état physique ou mental, il a besoin d'une aide pour l'accomplissement des actes essentiels de la vie ou est dans un état nécessitant une surveillance régulière (cette condition est sous le contrôle d'une commission médicale qui évaluera le degré de dépendance de votre proche selon une grille appelée grille AGGIR),il réside de façon stable et régulière en France ou, dans le cas où il n'aurait pas la nationalité française, il est en séjour légal en France. L'attribution de l'APA ne dépend pas des revenus de votre proche. Toutefois, si ses revenus sont inférieurs à 710.31 euros par mois, il sera en plus exonéré du « ticket modérateur », normalement à la charge du bénéficiaire. Le montant de l'APA, en revanche, dépend des ressources de votre parent, mais aussi de ses besoins, déterminés par le plan d'aide élaboré par la commission médicale (nécessité d'une aide à domicile, de transports, etc.). Il se situe ainsi entre 27 euros (faible dépendance et revenus élevés) et 1261.60 euros (dépendance la plus lourde et petits revenus). Les pièces à joindre Pour être accepté, le dossier de demande d'APA doit par ailleurs être complet. Vérifiez donc que vous y avez intégré :la photocopie d'un justificatif d'identité (carte d'identité, passeport, livret de famille ou même extrait d'acte de naissance), si votre proche est de nationalité française ou citoyen d'un autre état membre de l'Union européenne, une photocopie du titre de séjour, s'il est d'une autre nationalité, une photocopie du dernier avis d'imposition ou de non-imposition à l'impôt sur le revenu, s'il est propriétaire de biens immobiliers, une photocopie du dernier relevé de taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties, un relevé d'identité bancaire ou postal du compte sur lequel doit être versé l'allocation.  Vous devrez ensuite renvoyer le dossier au Président du Conseil général du lieu de résidence de votre proche. Il sera enregistré ou refusé dans un délai de dix jours. Les modalités de la suite de l'instruction du dossier (notamment l'élaboration du plan d'aide et l'évaluation du degré de dépendance selon la grille AGGIR), vous seront précisées avec l'accusé de réception du dossier.          

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Aménagement de l’espace salle de bain-WC pour les personnes à mobilité réduite

La salle de bain est un lieu clé de la maison qui se doit d'être adapté à tous, notamment aux personnes à mobilité réduite. C'est sans doute la première pièce à aménager pour que la personne soit la plus autonome possible. Le lavabo, la baignoire ou la douche présentent des contraintes particulières aux utilisateurs à faible mobilité. Il faut penser à les adapter et à les équiper pour faciliter leur accès ainsi que leur usage. Quelle est la solution la plus accessible : une douche ou une baignoire ? Pour aménager votre salle de bain, qu'il s'agisse d'une nouvelle construction, d'une rénovation complète ou d'une adaptation, il est important de se poser les bonnes questions. Habitez-vous seul(e) ? Avez-vous des enfants ? Quelles sont vos capacités physiques ? Etes-vous en fauteuil roulant ? Quelles sont vos habitudes et besoins de confort ?  La réponse à ces questions conditionnera le choix entre douche ou baignoire. Une douche est davantage accessible Bien qu'il soit très agréable de prendre un bain, nous vous conseillons tout de même une douche dite « à l'italienne » ou une douche dont le receveur a une faible marche (4 cm maximum). Ces douches ont pour avantage d'être de plain-pied donc très accessibles aussi bien pour une personne qui a des difficultés à se déplacer que pour une personne en fauteuil roulant. Vous pouvez également équipez votre douche avec un siège de douche et des barres d'appui . Si vous êtes plusieurs à utiliser la salle de bain, sachez qu'il existe des sièges de douche amovibles ou rabattables qui ne gênent pas l'utilisation de la douche par les autres membres de la famille. Ces équipements sont indispensables pour les personnes à mobilité réduite et rassurent les personnes âgées ayant parfois peur de la chute.  Exemple d'adaptation d'une salle de bain avec douche de plain pied  Afin de préserver votre intimité et d'éviter les éclaboussures sur le sol de la salle de bain (sol humide et glissant = risques de chute), optez pour un pare douche. Il existe des pares douche à mi-hauteur permettant à un aidant d’aider à la toilette sans se mouiller les pieds ou des pares douches ouvrant matérialisés par des portes de douche en accordéons permettant de dissocier indépendamment le haut et le bas. Une baignoire adaptée au handicap Si vous souhaitiez garder une baignoire, notez qu'il existe des solutions pour la rendre plus accessible. Vous pouvez trouver toute une gamme de produits allant de la simple planche de bain, aux sièges de bain jusqu'à l'élévateur de bain électrique en passant par le marchepied ou la poignée d'accès à la baignoire. Possibilités d'agencement d'une salle de bain avec une baignoire  Nous déconseillons les baignoires à porte pour deux raisons. Premièrement, ce type de baignoire a souvent une petite marche à franchir, et reste donc peu accessible. Deuxièmement, nous trouvons ce système peu pratique  car il est nécessaire d’attendre que la baignoire se remplisse une fois que la personne dépendante est entrée et attendre qu'elle se vide avant de sortir. Si vous préférez ce type de baignoire, il est préférable de l ‘installer dans une petite salle de bain bien chauffée pour éviter les coups de froid ! Adapter la salle de bain pour une personne malvoyante Pour les personnes malvoyantes : pensez à utiliser des couleurs vives et contrastées pour marquer les différents lieux de la salle de bain (douche, lavabo, WC). Vous pouvez également jouer sur les matières au sol pour déterminer les espaces (exemple : un carrelage au sol granuleux pour l'entrée dans la salle de bain, la douche...).En conclusion, s'il est possible de réaménager totalement votre salle de bain, nous vous conseillons une douche de plain pied avec un siège de douche et des barres d'appui. Si vous souhaitez conserver votre baignoire, il est possible de la rendre accessible avec quelques accessoires. Adapter son lavabo Plusieurs possibilités s'offrent à vous en fonction notamment du handicap. S'il s'agit d'une personne à mobilité réduite, nous vous conseillons un lavabo ergonomique. Celui-ci est peu profond avec une découpe plus « près du corps ». Il est évident qu’un meuble sous le lavabo est à proscrire pour permettre le passage du fauteuil. Les lavabos à hauteur variable sont plus onéreux mais bien plus pratiques pour la vie en famille. Ils possèdent un système électrique permettant à chaque occupant de régler la hauteur du lavabo en fonction de sa taille.  Adapter son WC Qu'il soit dans la salle de bain ou dans une pièce à part, le WC doit être bien sécurisé. Pour son accessibilité, préférez une porte qui s'ouvre vers l'extérieur ou une porte à galandage et veillez toujours à avoir un cercle de giration. Le cercle de giration ou aire de rotation est représenté par un cercle dont la surface doit permettre de réaliser un demi-tour complet en fauteuil roulant. Ceci permet de diriger simplement un fauteuil roulant ou de se déplacer facilement lorsqu’on utilise des cannes ou un déambulateur. de 1,50 m minimum (idéalement 1,70m pour davantage de confort) pour les personnes en fauteuil roulant. Afin d’éviter les chutes, vous pouvez surélever la cuvette grâce à un rehausseur. Ceci est particulièrement indiqué pour les personnes âgées qui ont tendance à se « laisser tomber » sur le WC. Il existe également des WC à hauteur variable (par un système électrique) ou des WC suspendus, pratiques pour le nettoyage de la salle de bain, ils peuvent également être installés à la hauteur qui vous convient. 

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Des stratégies pour stimuler son appétit

Il est très important que votre parent mange suffisamment. Mais comment faire quand il manque d'appétit ? Votre proche n'a jamais faim C'est un symptôme courant du grand âge : son sens du goût est émoussé et il est vite rassasié. Mais même s'il renâcle à manger, il faut insister car une personne âgée manquant d'appétit risque la dénutrition. Voici donc quelques conseils pour stimuler son appétit. À noter : Si les mesures proposées ci-dessous ne parviennent pas à lui redonner l'appétit, ne baissez pas les bras, il en va de sa santé. Parlez-en à son médecin avec qui vous pourrez envisager de nouvelles solutions comme des compléments alimentaires hypercaloriques ou enrichis en protéines par exemple. Entretenez la convivialité   A force de manger seul, votre proche a peut-être perdu de l'appétit. Un repas convivial est souvent très efficace pour qu'il le retrouve. Tenez compte de ses envies.    Demandez-lui ses préférences en termes de saveurs, les goûts fraise, chocolat et caramel sont souvent ceux qui ont le plus de succès. Les fruits exotiques sont souvent moins appréciés. Proposez-lui de participer à la confection du repas, demandez-lui ses recettes préférées. Présentez joliment la table et privilégiez les aliments colorés : l'appétit passe aussi par les yeux. Partagez votre repas le plus souvent possible avec lui. A défaut, asseyez-vous à sa table pendant qu'il mange. Invitez de temps en temps à déjeuner des amis, un voisin, ses petits-enfants… Relevez les plats    Il perçoit moins bien le goût des aliments et tout lui paraît fade et ennuyeux ? Relevez les plats avec du jus de citron, des épices, des fines herbes, des bouquets garnis…Incitez-le à mâcher longuement : les aliments libèreront plus de saveurs dans sa bouche. À moins qu'il ne soit atteint d'une maladie lui préconisant un régime sans sel, salez les plats pour en rehausser le goût, mais n'ayez pas la main trop lourde. Évitez ce qui peut lui couper l'appétit   Les sucreries, même s'il en est très friand, sont coupe-faim. Gardez-les comme petits plaisirs de fin de repas. Servez-lui ses plats un à un plutôt que de tout poser sur la table : il peut capituler rien qu'à la vue d'une grosse quantité de nourriture. S'il mange lentement, contrôlez la température du plat pour le réchauffer si besoin. Certains médicaments peuvent couper l'appétit. Renseignez-vous auprès de son médecin et voyez avec lui s'il est possible d'en décaler la prise.  Faites avec ses difficultés   Soyez à l'écoute de votre proche pour adapter ses plats à ses difficultés :Coupez les aliments en petits morceaux ou mixez-les si vous voyez qu'il peine à les mâcher. Pour laisser un aspect appétissant aux plats, mixez la viande d'un côté, les légumes de l'autre. Et pensez à leur redonner une forme attirante en les moulant par exemple. Proposez-lui des collations s'il est vite rassasié au cours des repas. Pensez alors à lui proposer des aliments qui lui font plaisir comme les madeleines ou les boudoirs de son enfance. Mélangez les aliments qu'il aime moins avec ceux qu'il aime : de la viande mixée dans sa purée ou dans une bolognaise, un peu de fromage dans la soupe… S'il voit mal, racontez-lui ce qui se passe dans son assiette. Privilégiez les aliments dont la couleur contraste avec celle de l'assiette. Il aura du mal à voir du riz ou du fromage blanc dans une assiette blanche. Assurez-vous qu'il peut toujours utiliser les couverts habituels. Si ce n'est plus le cas, sachez que certains modèles sont faits pour une meilleure prise en main.          

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Les signes de la déshydratation

Avec le grand âge, les risques de déshydratation augmentent.  Voici quelques conseils pour en repérer les signes chez votre proche Dans l'idéal, votre proche devrait boire 1,7 litre d'eau par jour, son corps faisant très peu de réserves d'eau. Mais ces recommandations sont rarement suivies car, en vieillissant, il a perdu la sensation de soif. Il risque donc la déshydratation.  En voici les signes, à repérer pour agir au plus vite : Sur la balance, il a perdu 1 à 2 kilos en une semaine  Ses urines sont concentrées : elles sentent fort et sont de couleur foncée  Il a les lèvres et la langue sèches  Sa peau perd de son élasticité : celle du dos de sa main ne reprend pas sa place lorsque vous la pincez  Il est constipé. A un stade plus grave, mais qui peut arriver très vite, le manque d'eau agit sur les systèmes nerveux et cardiaque de votre proche : Il est fatigué et apathique  Il montre des troubles de la vigilance : il est confus, il délire  Sa tension baisse : il est atteint de malaises - du vertige à la syncope Perte de connaissance (ou évanouissement) de courte durée quand il se met debout, allant de quelques secondes à quelques minutes tout au plus. Elle est due à un apport d'oxygène trop faible dans le cerveau : en cas d'apnée par exemple ou lorsque le sang y afflue moins bien.  Restez à l'affût de ces signes tout au long de l'année, et soyez encore plus vigilant à certaines occasions : Lorsqu'il vomit et souffre de diarrhées  Lorsqu'il a de la fièvre  Lors des grandes chaleurs durant l'été  S'il est dénutri, la déshydratation peut avoir des conséquences très graves. Lorsqu'elle est à un stade avancé, faire boir massivement votre proche peut être dangereux : risque d'insuffisance cardiaque, d'œdème cérébral… Au moindre signe de déshydratation, faites appel au corps médical.

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Comment évaluer la perte d'autonomie ?

L’APA (aide personnalisée à l’autonomie) s’adresse aux personnes qui, au-delà des soins médicaux et para médicaux, ont besoin d’être aidées pour accomplir les actes de la vie quotidienne, ou d’être surveillées régulièrement. La grille nationale AGGIR (Autonomie Gérontologie Groupe Iso-Ressources) permet d’évaluer le degré de perte d’autonomie des demandeurs.                           L’évaluation de la perte d’autonomie diffère selon que le demandeur réside à domicile ou en établissement. Rôle de l’équipe medico sociale du département si la personne âgée réside à son domicile L’évaluation du degré de dépendance donne lieu à une visite à domicile d’au moins un des membres de l’équipe médico-sociale du département. Avec l’accord de la personne, le conjoint ou l’entourage peuvent y assister, et si elle le souhaite, elle peut également solliciter la présence de son médecin traitant. Le degré de perte d’autonomie est évalué par le médecin ou le travailleur social de l’équipe médico-sociale sur la base de la grille nationale AGGIR. Les conditions de vie de la personne âgée sont également étudiées en vue d’élaborer un plan d’aide. Divers éléments de l’environnement matériel, social et familial du demandeur sont notamment pris en compte :  l’entourage (personne seule ou non, présence d’un conjoint ou d’un enfant, réseaux personnels ou professionnels etc.)           l’habitat (nature du logement, accessibilité, équipements, chauffage, état des sanitaires etc.)  les aides techniques (déambulateur, fauteuil roulant, canne, lève malade, etc.)             la situation géographique (proximité de commerces, existence de transports etc.)         l’existence de réseaux médicaux (médecins, pharmaciens etc.)  la présence de services d’aides à domicile ou de portage des repas. Lorsque le demandeur est hébergé en établissement L’évaluation de la perte d’autonomie est effectuée, sous la responsabilité du médecin coordonnateur de la structure ou à défaut tout médecin conventionné, également sur la base de la grille AGIRR. Cette évaluation permet de déterminer le tarif qui lui est appliqué et donc, le montant de l’allocation qui lui sera versée en fonction de ses ressources, après déduction de sa participation et validation par un médecin du département et un médecin de l’agence régionale de santé.

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Que définit la grille AGGIR ?

L’évaluation de la perte d’autonomie se fait sur la base de 10 variables, dites « discriminantes » relatives à la perte d’autonomie physique et psychique. Ces variables constituent la grille AGGIR qui permettra de déterminer le niveau d’aide dont le demandeur de l'allocation personnalisée d'autonomie (Apa) a besoin.                      Les variables discriminantes :  communiquer, converser et/ou se comporter de façon sensée orientation (se repérer dans le temps, les lieux, les moments de la journée)  toilette (se laver seul)  habillage (s’habiller, se déshabiller, se présenter)          alimentation (manger les aliments préparés)     élimination (assumer l’hygiène de l’élimination urinaire et fécale)         transferts (se lever, se coucher, s’asseoir)         déplacements à l’intérieur du domicile ou de l’établissement (mobilité spontanée, y compris avec un appareillage)       déplacements à l’extérieur (se déplacer à partir de la porte d’entrée sans moyen de transport)             communication à distance (utiliser les moyens de communication : téléphone, sonnette, alarme etc.)  7 autres variables, dites « illustratives », n’entrent pas dans le calcul du GIR, mais apportent des informations utiles à l’élaboration du plan d’aide : gestion (gérer ses propres affaires, son budget, ses biens)         cuisine (préparer ses repas et les conditionner pour être servis)            ménage (effectuer l’ensemble des travaux ménagers    transport (prendre et/ou commander un moyen de transport)  achats (acquisition directe ou par correspondance)       suivi du traitement (se conformer à l’ordonnance du médecin)  activités de temps libre (pratiquer des activités sportives, culturelles, sociales, de loisirs ou de passe-temps). Chacune de ces 17 variables est cotée A, B ou C : A correspond à des actes accomplis seul spontanément, totalement et correctement B correspond à des actes partiellement effectués C correspond à des actes non réalisés. En fonction de son degré de dépendance, la personne âgée est rattachée à un groupe iso-ressources (Gir).  Il existe 6 Gir :  Le GIR 1 correspond aux personnes âgées confinées au lit, dont les fonctions mentales sont gravement altérées et qui nécessitent une présence indispensable et continue d’intervenants. Dans ce groupe se trouvent également les personnes en fin de vie  Le GIR 2 regroupe deux catégories majeures de personnes âgées :celles qui sont confinées au lit ou au fauteuil, dont les fonctions mentales ne sont pas totalement altérées et qui nécessitent une prise en charge pour la plupart des activités de la vie courante, celles dont les fonctions mentales sont altérées, mais qui ont conservé leurs capacités à se déplacer  Le GIR 3 correspond, pour l’essentiel, aux personnes âgées ayant conservé leur autonomie mentale, partiellement leur autonomie locomotrice, mais qui nécessitent quotidiennement et plusieurs fois par jour des aides pour leur autonomie corporelle. La majorité d’entre elles n’assument pas seules l’hygiène de l’élimination anale et urinaire. Le GIR 4 comprend deux catégories de personnes âgées : celles n’assumant pas seules leur transfert mais qui, une fois levées, peuvent se déplacer à l’intérieur du logement. Elles doivent parfois être aidées pour la toilette et l’habillage.  Une grande majorité d’entre elles s’alimentent seules, celles n’ayant pas de problèmes locomoteurs, mais devant être aidées pour les activités corporelles et pour les repas. Le GIR 5 comprend des personnes assurant seules leurs déplacements à l’intérieur de leur logement, s’alimentant et s’habillant seules. Elles ont besoin d’une aide ponctuelle pour la toilette, la préparation des repas et le ménage           Le GIR 6 se compose des personnes qui n’ont pas perdu leur autonomie pour les actes discriminants de la vie courante.  Les quatre premiers GIR ouvrent droit à l’APA, dès lors que les conditions d’âge et de résidence sont remplies. Pour leur part, les personnes classées en GIR 5 et 6 peuvent éventuellement bénéficier des prestations d’aide ménagère servies par leur régime de retraite ou par l’aide sociale départementale. Si l’ état de santé de la personne le nécessite, vous pouvez demander une réévaluation de sa situation, par courrier adressé aux services du département.

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Présentation des aides

Qu’est-ce que l’APA ? L’APA (allocation personnalisée d’autonomie) est une allocation versée par le département du lieu d’habitation principal du bénéficiaire. Elle est destinée aux personnes âgées de 60 ans et plus en perte d’autonomie : qui ont besoin d’aide pour accomplir les actes essentiels de la vie quotidienne : se lever, se laver, s’habiller…, ou dont l’état nécessite une surveillance régulière. l’APA à domicile aide à payer les dépenses pour financer les services nécessaires pour bien vieillir à domicile malgré la perte d’autonomie ; l’APA en établissement aide à payer une partie du tarif dépendance en EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). L’APA ne fait l’objet d’aucune récupération des sommes reçues ni du vivant ni au décès de son bénéficiaire. Le département ne peut donc pas demander le remboursement des sommes versées au bénéficiaire si sa situation financière s’améliore de son vivant, ni les récupérer sur sa succession à son décès. Quelles sont les conditions pour bénéficier de l’APA ? Pour bénéficier de l’APA, il faut : être âgé de 60 ans ou plus, résider en France de façon stable et régulière, être en perte d’autonomie, c’est-à-dire avoir un degré de perte d'autonomie évalué comme relevant du GIR 1, 2, 3 ou 4 par l’équipe médico-sociale du département Si vous remplissez ces conditions, vous pouvez bénéficier de l’APA quels que soient vos revenus. Mais, le montant d’aide attribué dépend du niveau de revenus. Par conséquent, un reste à charge, c’est-à-dire une participation progressive aux frais de mise en place de services à domicile en fonction de votre niveau de revenu, vous sera demandée. Attention : l’APA ne peut pas être cumulée avec les prestations suivantes : La PCH (prestation de compensation du handicap) L’aide-ménagère à domicile (pour les personnes de plus de 65 ans dont les revenus mensuels sont inférieurs 868,20 € pour une personne seule et à 1347,88 € pour un couple) Les aides des caisses de retraite (pour les personnes évaluées GIR 5 ou 6, voir ci-après) Comment faire une demande d’APA à Domicile ? Il n’existe pas de dossier national unique de demande d’APA. Pour introduire une demande d’APA, vous devez retirer le dossier de demande dans le département du domicile principal du demandeur.  Pour retirer ce dossier, vous pouvez vous adresser aux : conseil départemental, points d'information locaux dédiés aux personnes âgées, CCAS (centres communaux d’action sociale), services d’aide à domicile. des organismes de Sécurité sociale, des mutuelles. Le dossier complété doit être adressé au président du conseil départemental. Il sera enregistré ou refusé dans un délai de dix jours. Les modalités de la suite de l'instruction du dossier (notamment l'élaboration du plan d'aide et l'évaluation du degré de dépendance selon la grille AGGIR), vous seront précisées avec l'accusé de réception du dossier.  Le dossier doit être accompagné des pièces obligatoires suivantes : une photocopie du dernier avis d’imposition ou de non-imposition sur le revenu  le cas échéant, toute pièce justificative du patrimoine dormant (photocopie du dernier relevé de taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties, relevé annuel d’assurance vie…)  un relevé d’identité bancaire (RIB)  pour les Français ou les ressortissants d’un pays membre de l’Union européenne, une photocopie au choix :    du livret de famille    de la carte d’identité    du passeport    de l’extrait d’acte de naissance  pour les étrangers non européens : une photocopie du titre de séjour  Certains conseils départementaux proposent de télécharger le dossier de demande d’APA sur leur site web. Certains proposent même de faire la demande d’APA en ligne. Pour savoir si votre département propose ces services en ligne, consultez l'annuaire des conseils départementaux. L’évaluation de vos besoins : le plan d’aide Après avoir déposé votre dossier de demande d’aide APA, un professionnel de l’équipe médico-sociale APA du département vous rend visite à domicile et va étudier votre situation globale et prendre en compte vos souhaits dans le but d’élaborer un plan d’aide. Le plan d’aide est conçu par le professionnel de l’équipe médico-sociale ayant évalué votre situation à domicile. Vous recevez une proposition de plan d’aide quelques jours après la visite d’évaluation à votre domicile.  Cette proposition de plan d’aide indique : votre niveau de perte d’autonomie (GIR), les aides qui vous sont proposées, et qui seront payées par l’APA ; par exemple : le nombre d’heures d’aide à domicile accordées, le nombre de repas portés à domicile, les protections en cas d'incontinence…, le montant total de ces aides, la participation financière laissée à votre charge, s’il y en a une, les préconisations en matière de prévention, de soins ou d’aide et d’accompagnement résultant de l’évaluation globale de vos besoins mais ne relevant pas de l’APA. Le calcul du montant de l’aide APA Le montant d’APA versé par le conseil départemental est calculé en fonction : de vos revenus  du coût des aides prévues dans votre plan d’aide. Ce coût est calculé en fonction d’un prix horaire de référence fixé par le conseil départemental. Il est variable et dépend du département,  de votre niveau de GIR évalué à domicile par le professionnel de l’équipe médico-social du département Vos revenus sont inférieurs à 810,96 € par mois Les bénéficiaires de l’APA dont les revenus sont inférieurs à 810,96 € par mois sont exonérés de participation financière.  Vos revenus sont compris entre 810,96 € et 2 986,58 € par mois Le taux de participation financière des bénéficiaires de l’APA gagnant entre 810,96 € et 2986,58 € est modulé suivant le montant du plan d’aide, afin d’alléger le reste à charge pour les plans d’aide les plus importants. L’objectif est d’éviter qu’en raison d’un reste à charge trop important, les personnes âgées renoncent à l’aide dont elles ont besoin. Vos revenus sont supérieurs à 2 986,58 € par mois Votre participation est égale à 90% du montant du plan d’aide. Quel est le montant maximal de l’APA à domicile ? Les plans d’aide APA sont plafonnés et le montant d’APA accordé ne peut pas dépasser un montant maximal fixé pour chaque GIR. Au 1er janvier 2019, les montants maximaux des plans d’aides sont fixés à :     Pour le GIR 1 : 1 737,14 €/mois      Pour le GIR 2 : 1 394,86 €/mois     Pour le GIR 3 : 1 007,83 € /mois     Pour le GIR 4 :    672,26 €/mois.

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Aides ou conseils : le CLIC, votre premier interlocuteur

Vous avez besoin d'aide ou de conseils pour votre parent âgé ? Pour vous guider, heureusement, il y a les CLIC ! En France, il existe plus de 600 Centres locaux d'information et de coordination (CLIC). En fonction des endroits, ces CLIC peuvent aussi s'appeler Centres communaux d'action sociale (CCAS) ou Centres de gérontologie. Voici ce qu'on y fait, le tout gratuitement. On vous informe Tous les CLIC centralisent les informations pour l'accompagnement des personnes âgées. Vous y obtiendrez notamment des éléments sur : l'offre de soins, de loisirs, les structures d'accueil temporaire ou de longue durée existant dans votre département ou votre commune pour les personnes âgées les conduites à tenir face aux troubles du comportement          les aides financières, comme l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA), et les prestations sociales existantes (les droits à une aide ménagère par exemple). Vous pouvez également participer à des ateliers ou conférences organisées par les CLIC sur des thèmes aussi divers que l'alimentation des personnes âgées, l'audition, les troubles de la mémoire… On vous oriente En fonction de votre demande, les CLIC peuvent vous orienter vers : des maisons de retraite pour votre parent s'il ne peut plus vivre seul ou si vous ne pouvez plus faire face          des structures d'accueil de jour, qui sont des structure spécialisée à qui l'on peut confier une personne en perte d'autonomie ou dépendante pendant quelques heures. Certains établissements sont spécialisés dans l'accueil des malades d'Alzheimer. On vous guide dans vos démarches Les CLIC sont également un relai pour vos démarches administratives. Ils peuvent vous aider à constituer vos dossiers de demande d'aide ménagère, d'APA, d'aide sociale à l'hébergement, d'Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA, anciennement minimum vieillesse)… On évalue les besoins d’aide Certains CLIC (on les appelle CLIC de niveau 2) sont en outre en mesure d'évaluer vos besoins propres et ceux de votre parent. Ils pourront se rendre au domicile de votre parent (ou au vôtre si vous l'hébergez) pour constater les besoins d'aménagement du logement, pour le rencontrer et apprécier son degré de dépendance. Cette visite déterminera les aides à domicile nécessaires (selon un plan d'aide personnalisé). Les CLIC peuvent aussi se charger de la demande d'APA. On coordonne les aides Enfin, certains CLIC (labellisés de niveau 3) assurent en plus le suivi des plans d’aide, en lien avec les différents intervenants. Ils coordonnent les différents services : aide à domicile, soins infirmiers, portage de repas… Ils sont également à même d’organiser les travaux d’aménagement du logement. Où se renseigner ? Pour trouver le CLIC proche de chez vous, vous pouvez vous renseigner auprès de votre mairie ou le chercher sur Internet, sur le portail des CLIC.  

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